Renforcer la prise en charge psycho-sociale des traumatismes au Rwanda

Renforcer la prise en charge psycho-sociale des traumatismes au Rwanda

Grands Lacs Rwanda
du 5 février 2011 au 26 avril 2011

Contexte

Plus de 15 ans après le génocide, la société rwandaise reste encore fortement traumatisée par les événements de 1994. Ainsi, près de 80% des Rwandais ont vécu un événement traumatisant et près d’un tiers souffre d’un état de stress post traumatique au niveau psychiatrique. Malgré l’important développement économique du pays, cette persistance des blessures et des traumatismes s’accompagnent d’une méfiance généralisée au sein de la population. Souvent, les victimes et les acteurs du génocide sont contraints de vivre ensemble. Enfin, un manque de professionnels de la santé mentale se fait cruellement sentir dans le pays.

Le partenaire : l’Association Modeste et Innocent (AMI)

Pour pallier ces carences dans la gestion des séquelles du génocide au Rwanda, l’AMI a développé un programme de santé mentale pour favoriser la reconnaissance et la prise en charge des traumatismes par la communauté elle-même.
Depuis 2001, un service d’écoute a été mis sur pied et, avec 3 partenaires, l’AMI a développé les bases d’une méthode communautaire de guérison des traumatismes.

But du projet

But : Renforcer les capacités de l’AMI et de ses animateurs en matière d’aide psycho-sociale des personnes traumatisées et des personnes en crise, notamment pour préparer la semaine de commémoration du génocide en avril.

Résultats

  • Environ 50 assistants communautaires ont été formés en matière d’aide psycho-sociale des personnes traumatisées et sont aujourd’hui mieux outillés pour prendre en charge les manifestations de traumatismes durant la semaine de commémoration du génocide.
  • Les 10 animateurs du personnel de l’AMI ont été formés en matière d’aide psycho-sociale des traumatismes et sont capables d’effectuer un suivi adapté des assistants communautaires.

Indirectement, ce sont environ 5’000 personnes appartenant aux communautés dans lesquelles travaillent les 100 assistants communautaires de l’AMI qui ont ététouchées par ce projet.