Andrea Padilla Collaboratrice auprès de la UNES, avait décroché une bourse pour une formation Swisspeace, avec le soutien d’Eirene Suisse. (> relire l’article)

Le cours de Swisspeace a fourni une comparaison entre les diverses initiatives multipartites et multilatérales qui ont appelé les entreprises à “ne pas nuire”. Les participants ont examiné de plus près les principes, les normes et les lignes directrices qui ont été élaborés pour prévenir les impacts négatifs et engendrer, si possible, des impacts positifs.

Dans cette interview Andrea nous donne un aperçu sur les cours, les thématiques traitées et sur les enseignements tirés.

Interview

Peux-tu décrire ton impression générale et ton expérience du cours de Swisspeace « Responsible Business Conduct : Triggers & Trends ? »

Le cours a été extrêmement intéressant, avec une participation très diversifiée de personnes représentant des organisations de différents secteurs de la société civile, et avec des profils de formations variés, ce qui a créé les conditions pour une approche multi-perspectives des thèmes et problématiques développés dans le cours.

Mon expérience a été très gratifiante. Tout d’abord car elle m’a permis de partager l’espace avec des personnes de différents pays, d’échanger sur des aspects de nos réalités nationales et de réfléchir sur les impacts que la conduite responsable des entreprises, ou son absence, au niveau mondial, en identifiant des points communs. Deuxièmement, parce que l’animation des conférences a été le reflet d’une planification très méticuleuse du processus, avec des contenus actualisés, des sources bibliographiques variées et une conception de la méthodologie qui a facilité l’interaction entre le groupe, malgré la virtualité. Enfin, parce que différents matériels de lecture ont été fournis pour compléter ce qui a été abordé dans les ateliers, ce qui a permis de continuer à étudier les problématiques et les conflits de manière personnelle, en identifiant les aspects communs de l’expérience d’autres organisations ou pays.

Comment ce cours a-t-il complété tes connaissances ?

Étant donné qu’en tant qu’organisation, nous réalisons des actions de plaidoyer en faveur de l’environnement, les connaissances ont été très utiles, car elles m’ont permis de prendre en compte davantage d’éléments lors des actions de plaidoyer, du point de vue des droits de l’homme, et de partager les leçons apprises et les stratégies pour y remédier.

Ce cours a-t-il répondu à tes attentes ?

Oui, absolument.

Comment s’est passée l’expérience du cours en ligne ? As-tu pu rencontrer et échanger avec les autres participants et créer de nouveaux contacts professionnels ?

L’expérience a été très positive. J’ai pu échanger avec des participants d’Amérique du Sud et d’Afrique ayant des expériences similaires aux nôtres. Cela a été essentiel également pour positionner l’éco-féminisme comme angle de travail : de nombreuses personnes m’ont interrogée sur cette approche et l’ont trouvée innovante.

Penses-tu être en mesure de mettre en œuvre un ou plusieurs éléments du cours dans ton travail quotidien avec la UNES à court terme ?

Oui, en fait, j’ai déjà reproduit ce qui a été abordé dans le cours, en utilisant mes notes et le matériel complémentaire mis à disposition par Swisspeace, en mettant l’accent sur ceux liés à la relation État-société civile-entreprises privées. Ceci afin de mettre en évidence le manque de diligence avec lequel l’État agit dans le cas des différentes violations des droits environnementaux qui sont enregistrées au Salvador, et de reprendre les expériences partagées de succès pour guider nos efforts vers des actions plus fructueuses.

Penses-tu être en mesure d’utiliser les connaissances acquises dans ce cours à long terme ?

Oui, l’apprentissage est, sans aucun doute, clé pour la gestion des conflits socio-environnementaux au sein de la UNES, non seulement à long terme, mais aussi dans le quotidien de notre travail institutionnel.

As-tu remarqué ou penses-tu qu’il y aura des changements dans ta façon de travailler à la suite de ce cours ?

Oui, j’ai remarqué des changements car je dispose de plus d’éléments d’analyse pour identifier et développer un parcours pour traiter les conflits socio-environnementaux que nous suivons. Et cela se traduit aussi par des changements dans la manière dont les collectifs organisés dans les territoires gèrent leurs conflits.

As-tu déjà pu échanger avec tes collègues de la UNES sur ce cours ? de quelle manière ?

Oui, au départ, cela s’est fait verbalement, notamment avec l’équipe territoriale de la UNES (équipe travaillant sur le terrain et chargée de la formation et/ou de l’articulation et du plaidoyer).

Ce cours a-t-il généré un ou plusieurs autres apprentissages auxquels tu ne t’attendais pas ?

Oui, en m’apportant des idées et outils, tant dans le contenu que dans la méthodologie, pour répliquer des ateliers avec la UNES.

Autre chose que tu aimerais partager ou commenter ?

C’était une excellente opportunité et je suis reconnaissante du soutien qui m’a permis de participer à ce cours.

Il s’agit d’un espace très important pour les organisations qui souhaitent partager et rendre visible le travail qu’elles réalisent dans leur pays, afin de faire valoir l’importance d’une conduite responsable des entreprises pour la durabilité de nos sociétés et de la planète.