Appui à la communication de l'association Murales RACCS 1

Appui à la communication de l’association Murales RACCS

Amérique Centrale Nicaragua
du 26 septembre 2018 au 26 décembre 2018

Appui à la communication pour le projet d’art au service de l’éducation citoyenne pour les jeunes de la Côte atlantique du Nicaragua et de la Suisse romande

  • Le projet

L’association MURALES RACCS développe ses activités depuis une dizaine d’année auprès de la jeunesse à risque de la Côte caribéenne du Nicaragua. Son travail s’est développé autour de l’art, particulièrement des fresques murales réalisées avec les jeunes et les résultats sont visibles sur un bon nombre de murs de la région de Bluefields. En 2015, un travail de capitalisation sous forme de document écrit a été réalisé par un volontaire d’Eirene Suisse au Nicaragua. En 2017, une vidéo a été réalisée sur ce même projet réalisé par le directeur de MURALES RACCS en Suisse. Afin de poursuivre ce travail de capitalisation, une vidéo sur le projet actuel en cours sur la Côte atlantique du Nicaragua va être réalisée. 

D’autre part, le travail de communication externe de MURALES RACCS se fait de manière amateur.  M. Aurélien Vallotton pourra ainsi mettre ses compétences en termes de communication visuelle au profit des collaborateurs de l’organisation et les former aux bases de la communication. Lors de son passage, il contribuera à améliorer le visuel de la Fondation MURALES RACCS et son image institutionnelle.

  • Impact visé

Au terme de l’affectation, la Fondation MURALES RACCS dispose d’un matériel de communication adéquat et adapté à ses besoins et nécessité.

  • Impacts espérés sur l’organisation partenaire :
  • Développer la mémoire institutionnelle de la Fondation MURALES RACCS ;
  • Contribuer à la reconnaissance du travail de la Fondation MURALES RACCS au niveau local, national et international ;
  • Améliorer les connaissances des collaborateurs de l’organisation en matière de technologies de l’information et de la communication (TIC)
  • Faire émerger une plateforme de communication entre les différentes municipalités dans lesquelles se déroulent les activités de l’organisation
  • Contexte de la jeunesse de la côte atlantique du Nicaragua

On observe un manque de perspectives pour les jeunes de la côte atlantique du Nicaragua dans un contexte peu favorable d’une région économiquement défavorisée, à l’histoire différente de celle du reste du pays et dont la population, ethniquement hétérogène, se sent oubliée par le gouvernement central.

Ces jeunes constituent une grande partie de la population mais sont proportionnellement peu engagés au niveau politique local. Les problèmes qui les touchent (chômage, grossesse précoces, consommation de drogue et d’alcool, violence intrafamiliale, MST, éducation inadéquate, manque d’activités récréatives, etc.) sont insuffisamment pris en compte par les autorités. La RACCS et notamment Bluefields, a vu son niveau de violence considérablement augmenter ces dernières années, lié au transit de la drogue. On constate depuis plusieurs années que le Nicaragua est  passé d’un état de pays de transit de la drogue à un pays de consommation. La côte atlantique est particulièrement touchée du fait de sa situation géographique, sur la route de cheminement de la drogue (crack et cocaïne, notamment) de la Colombie vers le Mexique/Etats-Unis. Le littoral accidenté de la côte atlantique sert de base aux trafiquants (en bateau ou petits avions), à qui les communautés isolées fournissent un appui (ravitaillement, cachette, transport par voie terrestre) car il s’agit là pour elles l’une des rares possibilités d’avoir accès à des ressources financières (directes ou sous forme de drogue). Les jeunes de la région sont très directement touchés par ce problème. Pour autant, et contrairement à ses voisins, le Nicaragua ne connait pas le phénomène des maras.

Une étude récente montre qu’au Nicaragua, à la différence de ses voisins, la société civile est structurée et l’idée de citoyenneté accorde une valeur très importante à l’organisation communautaire pour prévenir la violence et trouver des solutions aux problèmes de sécurité. Il est donc important de concentrer les moyens pour juguler la violence dans les groupes vulnérables et de reproduire les pratiques des groupes qui montrent une plus grande résilience face à cette violence[1]. C’est ce à quoi s’efforce contribuer le présent projet.


[1] Comprendiendo la violencia y la (in) seguridad desde la ciudadanía en Nicaragua, Mario Sánchez González, Douglas Castro Quezada. y Rony Rodríguez Ramírez, VIII Congreso Interdisciplinario de Investigación | Universidad Centramericana, 15 – 16 mai 2014